Pagina:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 1.djvu/658

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EXTRAIT D’UNE LETTRE

POUR SOUTENlR CE QU, IL' Y À DE LUI DANS LE "JOURNAL DEA SAVANTS" DU 18. JUIN 1691

Journal des Savants, 5 janvier 1693.

Pour prouver que la nature du corps ne consiste pas dans l’étendue, je ufetais servi d’un argument expliqué dans le Journal des Savants du 18 juin 1691 dont le fondement est qu’on ne saurait rendre raison par la seule étendue de l’inertie naturelle des corps, c’est-21-dire de ce qui fait que la matière résiste au mouvement, ou bien de ce qui fait qu’un corps qui se ment déjà, ne saurait emporter avec soi un autre qui repose, sans en être retarde. Car l’étendue en elle-même étant indifférente au mouvement et au repos, rien ne devrait empêcher les deux corps d’aller de compagnie avec toute la vitesse du premier, qu’iltûche d’imprimer au second. À cela on répond dans le journal du 16 juillet de lamême année (comme je n’ai appris que depuis peu) qu’efleetivement le corps doit être instillèrent au mouvement et au repos, supposé que son essence consiste in être seulement étendu ; mais que néanmoins un corps qui va pousser un autre corps en doit être retardé (non pas à cause de Petendue, mais it cause de la lo :-ce), parce que la même force qui était appliquée il un des corps est maintenant appliqueeå tous les deux. Or la force qui ment un des corps avec une certaine vitesse doit mouvoir les deux ensemble avec moins de vitesse. C’est comme si l’on disait en autres termes que le corps, s’il consiste dans l’étendue, doit être indifférent au mouvement ; mais qu’cil’ectivement n’y étant pas indiliiirent, puisqu’il résiste îi ce qui lui en doit donner, il faut, outre lanotion de Petendue, employer celle de la force. Ainsi cette réponse m’accorde justement ce que je veux. Et en effet ceux qui sont pour le système des causes occa-